Madagascar abrite une biodiversité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs : plus de 80 % de ses espèces sont endémiques, ses forêts régulent les bassins versants, ses sols nourrissent des millions de familles et ses écosystèmes marins soutiennent la pêche côtière. Longtemps, cette richesse a été perçue comme un patrimoine à protéger « en marge » de l’économie, presque en opposition avec le développement. Un changement de paradigme est aujourd’hui en cours : la nature n’est plus considérée comme une contrainte, mais comme un actif économique stratégique. Mais cette évolution pose une question fondamentale : que se passe-t-il lorsque cet actif se dégrade, et surtout, qui en supporte réellement le coût ? Comprendre cette bascule, c’est comprendre l’un des enjeux les plus déterminants pour l’avenir du pays. Qu’entend-on par « capital naturel » ? Le capital naturel désigne l’ensemble des ressources et des écosystèmes qui rendent des services indispensables …
Le capital naturel, actif stratégique de l’économie malgache : un changement de paradigme en marche



