
Madagascar franchit une étape majeure dans la protection de son patrimoine naturel. Grâce à la création de 21 nouvelles aires protégées (voir la liste en annexe), près de 1,82 million d’hectares de paysages exceptionnels bénéficient désormais d’une protection temporaire dans les régions de Diana, Itasy, Analanjirofo et Atsimo-Andrefana.
Au-delà d’une décision administrative, c’est un engagement fort en faveur d’un avenir où la nature, les communautés et le développement avancent de concert.
Un réseau d’aires protégées qui prend de l’ampleur
Avec cette extension du réseau national, Madagascar compte désormais 146 aires protégées couvrant environ 8,88 millions d’hectares, confirmant la place centrale du capital naturel dans les priorités environnementales du pays.
Cette avancée rapproche le pays de l’objectif mondial 30×30, issu du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, visant à protéger efficacement 30 % des espaces terrestres, côtiers, marins et des eaux intérieures d’ici 2030.
Mais cette ambition ne se résume pas à une superficie protégée. Elle traduit une vision : préserver les écosystèmes qui soutiennent la vie, renforcent la résilience face au changement climatique et garantissent des ressources essentielles aux générations actuelles et future

Des espaces naturels au cœur de la vie
Ces nouvelles aires protégées abritent une biodiversité exceptionnelle, avec des espèces endémiques et des habitats parmi les plus remarquables au monde. Elles jouent également un rôle indispensable dans la protection des bassins versants, la préservation des ressources en eau, le stockage du carbone, la protection des sols et le maintien des activités dont dépendent de nombreuses communautés.
Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et les pressions croissantes sur les ressources naturelles, protéger ces territoires revient aussi à investir dans la sécurité alimentaire, la résilience des territoires et le bien-être des populations.

La FAPBM, au service d’une conservation durable
Protéger est une étape, financer durablement en est une autre. La création de nouvelles aires protégées représente une avancée historique, mais elle accroît également les besoins en financement pour assurer une gestion efficace sur le long terme. Sans ressources pérennes, les objectifs de conservation ne pourront être pleinement atteints. La mobilisation de l’État, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et des mécanismes innovants de financement de la nature sera déterminante pour transformer cette ambition nationale en résultats durables.
Aujourd’hui, 75 des 146 aires protégées de Madagascar bénéficient de l’appui financier de la Fondation. Grâce à son modèle de fonds fiduciaire, la FAPBM contribue à sécuriser les ressources nécessaires à la gestion des écosystèmes, à la protection de la biodiversité et à l’accompagnement des communautés riveraines.
Son engagement permet de faire des aires protégées bien plus que des espaces de conservation : de véritables leviers de développement durable, de résilience climatique et de valorisation du capital naturel de Madagascar.
Les aires protégées sont également des moteurs de développement. Lorsqu’elles sont correctement gérées, elles contribuent à sécuriser les ressources en eau, soutenir l’agriculture, développer l’écotourisme, créer des emplois locaux, générer des revenus pour les communautés et renforcer la résilience face aux changements climatiques. Investir dans leur gestion revient ainsi à investir dans l’avenir économique et social de Madagascar.

Investir dans le capital naturel de Madagascar
Cette extension du réseau national rappelle une évidence : préserver la biodiversité n’est pas un frein au développement, c’est une condition de sa pérennité.
En renforçant son réseau d’aires protégées, Madagascar affirme son engagement en faveur d’un modèle où la richesse naturelle est reconnue comme un capital vivant, indispensable aux populations, à l’économie et à l’avenir du pays.
Parce que protéger la nature aujourd’hui, c’est offrir davantage d’opportunités aux générations de demain.
Annexe : liste des 21 nouvelles aires protégées
| N° | Aire protégée | Gestionnaire | Superficie | Région |
|---|---|---|---|---|
| 01 | Miarinarivo II | Planet Urgence | 6 025 ha | Itasy |
| 02 | Vohimana | ONG L’homme et l’environnement | 1 546 ha | Alaotra Mangoro |
| 03 | Arivonimamo II | Planet Urgence | 10 371 ha | Itasy |
| 04 | Vezo | Sage Fampandrosoana Maharitra | 12 507 ha | Atsimo Andrefana |
| 05 | Baie de Diego | ONG MADA | 18 346 ha | Diana |
| 06 | Mikea Mitambatra | Sage Fampandrosoana Maharitra | 31 880 ha | Atsimo Andrefana |
| 07 | Efatsy Manombo | GERP | 4 697 ha | Atsimo Andrefana |
| 08 | Sorkay | ONG Gret | 265 000 ha | Analanjirofo |
| 09 | Lovasoa | Sage Fampandrosoana Maharitra | 30 503 ha | Atsimo Andrefana |
| 10 | Beampingaratsy | Nitidae | 112 292 ha | Anosy |
| 11 | Bobaomby | Madagasikara Voakajy | 35 638,629 ha | Diana |
| 12 | Madiromirafy | Impact Madagascar | 230 906 ha | Boeny et Betsiboka |
| 13 | Loharano | Sage Fampandrosoana Maharitra | 14 039 ha | Atsimo Andrefana |
| 14 | Agnalamahasoa | Sage Fampandrosoana Maharitra | 20 217 ha | Atsimo Andrefana |
| 15 | Mer d’Émeraude | ONG MADA | 4 137 ha | Diana |
| 16 | Mangiho | Lemuria Land Nosy-Be NB SARLU | 76 ha | Diana |
| 17 | Analamaintso | SAGE | 21 075 ha | Atsimo Andrefana |
| 18 | Massif Makay | MEDD | 4 000 km² | Atsimo Andrefana et Menabe |
| 19 | Tahiry | Sage Fampandrosoana Maharitra | 6 477,26 ha | Atsimo Andrefana |
| 20 | Ria Androy / Atimo Vatae | WCS | 772 199 ha | Androy |
| 21 | Antampon’Andrafiamena | — | 101 ha | Sofia |