Publié le 13 août 2026

Madagascar franchit une étape majeure dans la protection de son patrimoine naturel. Grâce à la création de 21 nouvelles aires protégées (voir la liste en annexe), près de 1,82 million d’hectares de paysages exceptionnels bénéficient désormais d’une protection temporaire dans les régions de Diana, Itasy, Analanjirofo et Atsimo-Andrefana.

Au-delà d’une décision administrative, c’est un engagement fort en faveur d’un avenir où la nature, les communautés et le développement avancent de concert.

Un réseau d’aires protégées qui prend de l’ampleur

Avec cette extension du réseau national, Madagascar compte désormais 146 aires protégées couvrant environ 8,88 millions d’hectares, confirmant la place centrale du capital naturel dans les priorités environnementales du pays.

Cette avancée rapproche le pays de l’objectif mondial 30×30, issu du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, visant à protéger efficacement 30 % des espaces terrestres, côtiers, marins et des eaux intérieures d’ici 2030.

Mais cette ambition ne se résume pas à une superficie protégée. Elle traduit une vision : préserver les écosystèmes qui soutiennent la vie, renforcent la résilience face au changement climatique et garantissent des ressources essentielles aux générations actuelles et future

Anjozorobe
Anjozorobe © FANAMBY

Des espaces naturels au cœur de la vie

Ces nouvelles aires protégées abritent une biodiversité exceptionnelle, avec des espèces endémiques et des habitats parmi les plus remarquables au monde. Elles jouent également un rôle indispensable dans la protection des bassins versants, la préservation des ressources en eau, le stockage du carbone, la protection des sols et le maintien des activités dont dépendent de nombreuses communautés.

Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et les pressions croissantes sur les ressources naturelles, protéger ces territoires revient aussi à investir dans la sécurité alimentaire, la résilience des territoires et le bien-être des populations.

Haliaeetus vociferoides (Pygargue de Madagascar)
Haliaeetus vociferoides (Pygargue de Madagascar) ©FAPBM

La FAPBM, au service d’une conservation durable

Protéger est une étape, financer durablement en est une autre. La création de nouvelles aires protégées représente une avancée historique, mais elle accroît également les besoins en financement pour assurer une gestion efficace sur le long terme. Sans ressources pérennes, les objectifs de conservation ne pourront être pleinement atteints. La mobilisation de l’État, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et des mécanismes innovants de financement de la nature sera déterminante pour transformer cette ambition nationale en résultats durables.

Aujourd’hui, 75 des 146 aires protégées de Madagascar bénéficient de l’appui financier de la Fondation. Grâce à son modèle de fonds fiduciaire, la FAPBM contribue à sécuriser les ressources nécessaires à la gestion des écosystèmes, à la protection de la biodiversité et à l’accompagnement des communautés riveraines.

Son engagement permet de faire des aires protégées bien plus que des espaces de conservation : de véritables leviers de développement durable, de résilience climatique et de valorisation du capital naturel de Madagascar.

Les aires protégées sont également des moteurs de développement. Lorsqu’elles sont correctement gérées, elles contribuent à sécuriser les ressources en eau, soutenir l’agriculture, développer l’écotourisme, créer des emplois locaux, générer des revenus pour les communautés et renforcer la résilience face aux changements climatiques. Investir dans leur gestion revient ainsi à investir dans l’avenir économique et social de Madagascar.

Nosy Hara
Nosy Hara ©FAPBM

Investir dans le capital naturel de Madagascar

Cette extension du réseau national rappelle une évidence : préserver la biodiversité n’est pas un frein au développement, c’est une condition de sa pérennité.

En renforçant son réseau d’aires protégées, Madagascar affirme son engagement en faveur d’un modèle où la richesse naturelle est reconnue comme un capital vivant, indispensable aux populations, à l’économie et à l’avenir du pays.

Parce que protéger la nature aujourd’hui, c’est offrir davantage d’opportunités aux générations de demain.

Annexe : liste des 21 nouvelles aires protégées

Aire protégéeGestionnaireSuperficieRégion
01Miarinarivo IIPlanet Urgence6 025 haItasy
02VohimanaONG L’homme et l’environnement1 546 haAlaotra Mangoro
03Arivonimamo IIPlanet Urgence10 371 haItasy
04VezoSage Fampandrosoana Maharitra12 507 haAtsimo Andrefana
05Baie de DiegoONG MADA18 346 haDiana
06Mikea MitambatraSage Fampandrosoana Maharitra31 880 haAtsimo Andrefana
07Efatsy ManomboGERP4 697 haAtsimo Andrefana
08SorkayONG Gret265 000 haAnalanjirofo
09LovasoaSage Fampandrosoana Maharitra30 503 haAtsimo Andrefana
10BeampingaratsyNitidae112 292 haAnosy
11BobaombyMadagasikara Voakajy35 638,629 haDiana
12MadiromirafyImpact Madagascar230 906 haBoeny et Betsiboka
13LoharanoSage Fampandrosoana Maharitra14 039 haAtsimo Andrefana
14AgnalamahasoaSage Fampandrosoana Maharitra20 217 haAtsimo Andrefana
15Mer d’ÉmeraudeONG MADA4 137 haDiana
16MangihoLemuria Land Nosy-Be NB SARLU76 haDiana
17AnalamaintsoSAGE21 075 haAtsimo Andrefana
18Massif MakayMEDD4 000 km²Atsimo Andrefana et Menabe
19TahirySage Fampandrosoana Maharitra6 477,26 haAtsimo Andrefana
20Ria Androy / Atimo VataeWCS772 199 haAndroy
21Antampon’Andrafiamena101 haSofia