Publié le 13 août 2026

Le projet Ala Hiriky–Mandrare est une initiative de conservation ambitieuse mise en œuvre dans les régions Anosy et Androy. Ce projet ambitieux, financé par la Fondation danoise Hempel dont la gestion financière est assurée par la FAPBM, s’inscrit dans une approche paysage visant à préserver l’intégrité écologique de l’un des derniers bastions de forêts épineuses de Madagascar, tout en améliorant durablement les conditions de vie des communautés locales.

Porté par un consortium d’acteurs nationaux et internationaux, ce projet s’inscrit dans une vision ambitieuse : préserver l’intégrité écologique de cet écosystème unique, tout en améliorant durablement les conditions de vie des communautés locales. Au-delà de la conservation de la biodiversité des régions du Sud, il joue également un rôle important dans la préservation de l’identité culturelle et des moyens de subsistance des communautés locales notamment à travers la préservation des ressources essentielles telles que l’eau, les pâturages, les bois de construction et de chauffe, entre autres.

Paysage d’Ankodida,
Paysage d’Ankodida, ©FAPBM

Un paysage d’exception au cœur des enjeux de conservation

Le paysage Ala Hiriky-Mandrare couvre près de 246 915 hectares dès sa première phase, avec six aires protégées clés : Behara-Tranomaro, Sud-Ouest Ifotaka, Nord-Ouest Ifotaka, Angavo, Ankodida, Vohidava-Betsimilaho. Ces zones abritent une biodiversité remarquable, incluant 279 espèces menacées, dont plusieurs en danger critique, et des espèces emblématiques telles que le Sifaka ou la Tortue radiée.

Outre les richesses écologiques, ces territoires sont également au cœur des dynamiques locales, impliquant 81 fokontany et près de 500 000 personnes, directement dépendantes des ressources naturelles pour leur subsistance au quotidien.

Ankodida
Ankodida ©FAPBM

Une approche intégrée et progressive

Le projet repose sur une approche paysage structurée en plusieurs phases, allant du renforcement des capacités locales à la mise en place de mécanismes durables de gouvernance et de financement. Dès les premières années, l’accent est mis sur la structuration d’un consortium d’ONG locales, le renforcement des capacités de gestion des aires protégées et l’identification des zones à haute valeur écologique et culturelle.

A terme, l’objectif de ce projet est de construire un modèle de conservation communautaire, où les gestionnaires ainsi que les communautés locales deviennent des acteurs centraux de la gestion durable des ressources naturelles, tout en bénéficiant d’alternatives économiques.

Rencontre avec les communautés locales à Ankodida (2026)
Rencontre avec les communautés locales à Ankodida (2026) ©FAPBM

Un partenariat multi-acteurs au service de l’impact

La mise en œuvre du projet repose sur un large partenariat impliquant notamment Missouri Botanical Gardern (MBG), Turtle Survival Alliance (TSA), Madagascar National Parks (MNP), Tropical Biodiversity & Social Enterprise (TBSE) et Catholic Relief Services (CRS), aux côtés des autorités nationales et régionales.

La Fondation Hempel, engagée à l’échelle internationale dans la protection de la biodiversité, apporte également un soutien financier en faveur de cette initiative, tout en soutenant des solutions fondées sur la nature visant à restaurer les écosystèmes et à améliorer les moyens de subsistance.

La FAPBM joue un rôle central en tant que mécanisme de financement durable des aires protégées à Madagascar. Elle contribue à sécuriser des ressources pérennes pour la gestion des aires protégées, tout en soutenant des actions concrètes de conservation, de restauration et d’appui aux communautés.

Lancement du projet Ala Hiriky Mandrare à Fort Dauphin,
Lancement du projet Ala Hiriky Mandrare à Fort Dauphin, ©FAPBM

Vers un modèle durable pour le Sud de Madagascar

A travers Ala Hiriky-Mandrare, les partenaires ambitionnent de poser les bases d’un modèle reproductible de gestion durable des paysages, conciliant protection des écosystèmes, valorisation des savoirs locaux et développement économique inclusif.

Ainsi, ce projet incarne une réponse concrète aux défis environnementaux et sociaux du Sud de Madagascar, en démontrant que la conservation de la biodiversité peut être un moteur de résilience et d’opportunités pour les territoires.

Montant géré : 11 000 000 DKK (soit 1 596 517 USD)

Période : 2025 – 2027