Fondation pour les Aires protégées et la biodiversité de Madagascar

Baobab

Le Tsingy de Beanka

Forêt dense sèche de Beanka © R.A. Andrianaivoarivelo
  • Statut: Nouvelle Aire Protégée
  • Promoteur: Biodiversity Conservation Madagascar (BCM)
  • Superficie: 17 700 hectares
  • Population: 24 000
  • Géolocalisation: région de Melaky, Ouest de Madagascar
  • Financé depuis: 2015

Localisée dans la Région de Melaky et d’une superficie de 157 700ha, la forêt de Beanka, petit frère septentrional de Bemaraha, s’étend plus au sud. Elle est moins connue que Bemaraha, et ce n’est que depuis quelques années qu’elle fait l’objet de recherches systématiques, révélant incessamment des richesses biologiques considérables de premier ordre dans tous les groupes de plantes et d’animaux.

La NAP bénéficie actuellement d’un statut temporaire de protection (arrêté n° 8633/2008/ MEFT/ MEM du 17 Octobre 2008) et entre dans la catégorie VI de la classification de l’IUCN. La majorité de la réserve juche sur un sol calcaire recouverte de forêt dense sèche de l'Ouest dans le même type que les Tsingy. Elle comprend également des zones de formations dégradées sur sol latéritique ainsi que quelques espaces ouverts  sur les alentours du bloc forestier principal. On y rencontre aussi des cours d’eau souterrains et de nombreuses grottes.

Actuellement, la menace la plus importante qui pèse sur les forêts sèches de Beanka est la propagation des feux incontrôlés des prairies environnantes souvent allumés intentionnellement pour améliorer le pâturage. La végétation des forêts est très sensible aux feux et se régénère très difficilement après leur passage. Chaque année, en conséquence, la lisière forestière recule, menaçant la survie d’une flore et d’une faune caractérisées par de hauts taux d’endémisme spécifiques. Les autres pressions sur l’AP sont l’exploitation illicite de produits forestiers non ligneux (ex. tubercule de Discorea spp) et la chasse illicite.

La NAP Beanka procure à la population locale des services écologiques considérables (château d’eau, protection des bassins versants), vitaux à l’économie locale basée sur la riziculture, les cultures vivrières (manioc, maïs, légumineuses) et à l’élevage bovin. En échange de leur apport à la conservation de la forêt, les communautés locales sont récompensées par des indemnités écologiques, mais aussi par des formations sur la production agricole, ainsi que la mise à disposition de plants d’arbres fruitiers et d’infrastructures. Cette approche doit assurer la viabilité à long terme des projets de conservation de  la BCM.

En outre, la BCM emploie 12 personnes et forme les habitants des communautés locales voisines de la réserve comme gardes forestiers et acteurs de la conservation. Une autre facette dans la conservation du milieu et de ses habitants à long terme proposée par BCM est la réintroduction de la tortue géante.

Pour en savoir plus sur les activités de la Fondation sur cette NAP, consultez sa fiche.